Certaines sources semblent se contredire sur les conditions du partenariat entre GeoEye et Google Corp. Nous ne relayons donc pas cette information. Ce qui est néanmoins sûr et intéressant ici, c’est la nature de ce partenariat. Google se réserve par là l’exclusivité commerciale des images acquises par le satellite “GeoEye 1” pour alimenter en images spatiales ses systèmes Google Earth et Google Maps. A défaut de se lancer dans l’acquisition de données spatiales comme l’a fait Microsoft en rachetant Vexcel en 2007, Google confirme ici un peu plus son intérêt pour le domaine spatial afin de répondre à de gros besoins en imagerie. Maintenant, Google va-t-il s’arrêter là ? A quand l’envoi du satellite d’observation “Google 1” ? Quel impact aura sur le marché spatial l’entrée en jeu de tels acteurs ? Le géant américain a montré par le passé qu’il était capable de nous étonner…

D’un point de vue technique, le satellite dont le lancement et le déploiement ont été réussis le 6 septembre dernier, présente des caractéristiques plus qu’intéressantes. Equipé d’un capteur offrant une résolution spatiale de 0,41 mètre en panchromatique à 681 kilomètres d’altitude, les images produites seront néanmoins ré échantillonnées à 0,5 mètre conformément à la réglementation américaine qui oblige à dégrader la résolution spatiale pour des applications commerciales. Nous donnons ci-dessous les principales caractéristiques du système.
GEOEYE-1 Specifications
Spatial Resolution
0.41 meters x 1.65 metersSpectral Range
450–800 nm (pan)
450–510 nm (blue)
510–580 nm (green)
655–690 nm (red)
780–920 nm (near IR)Swath Width
15.2 kmOff-Nadir Imaging
Up to 60 degreesDynamic Range
11 bits per pixelMission Life Expected
> 10 yearsRevisit Time
Less than 3 daysOrbital Altitude
681 km
Source : GeoEye
GeoEye met également à disposition sur son site un tableau comparatif entre les 2 systèmes GeoEye 1 et Ikonos. On y remarque notamment que les 2 satellites ont des paramètres orbitaux identiques. Mais la prouesse technique de GeoEye 1 repose sur le fait d’avoir su offrir une résolution spatiale 2 fois plus petites qu’Ikonos tout en proposant une fauchée 35% plus large. Précisons enfin que l’outil d’imagerie a été réalisé par la division systèmes spatiaux d’ITT. La firme est d’ailleurs en train de construire la deuxième version de GeoEye dont le lancement est prévu pour 2011.