L’imagerie géospatiale offre de très larges et passionnantes perspectives lorsque l’on s’y intéresse non pas simplement du point de vue graphique mais plutôt du point de vue informationnel. Quelle information contient mon image ? Quel capteur a été utilisé pour produire cette donnée ? Quelle est l’interaction physique observée à l’origine de ma donnée ? Qu’est-ce qu’elle représente ? Puis-je la dériver pour extraire une information à valeur ajoutée ? Dans cet objectif, quel est mon besoin ? Quel traitement appliquer pour l’extraire ? Avec quel outil ? Comment ? Autant de questions que l’utilisateur non initié aura généralement du mal à résoudre seul. Néanmoins, les différents rapprochements observés ces derniers mois entre les grands éditeurs du marché de l’imagerie et du SIG, ITT Vis et ESRI d’un côté, Erdas et Autodesk de l’autre, vont dans le bon sens pour permettre à ce même utilisateur d’avoir accès à des traitements et des services lui permettant d’extraire par lui-même des produits dérivés simples à partir de ses données images. Toutefois, la réalisation de ces besoins n’est jamais aisée car traiter de l’imagerie revient bien souvent à devoir gérer des contraintes liées au volume souvent important des données, à leur mise à jour et aux performances d’accès.
ESRI propose depuis peu Image Server, une technologie née en 9.2 et complètement finalisée en 9.3. Image Server offre la possibilité de publier et fournir des services d’imagerie dynamiques normalisés OGC (WMS, WCS), et de consommer ces services par un outil de traitement d’image tiers, tel ENVI de l’éditeur ITT Vis. L’utilisateur a en outre la possibilité de réaliser certains traitements à la volée sur les sources de données ainsi publiées. ESRI met également à disposition des plugins gratuits permettant d’accéder aux services Image Server depuis AutoCAD, MapInfo, Geomedia ou encore Microstation.
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